Ranini Cundasawmy : La reine de l’arène

Écrit par Kedvee Goinden

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Championne dans l’âme, Ranini Cundasawmy excelle dans diverses disciplines telles que le Muay Thai, la boxe française et le Kun Khmer. C’est grâce à son mari, Patrick, qu’elle a appris à apprécier chaque facette de ces sports de combat. Aujourd’hui, elle brille au sommet de son art en tant que championne du monde de Kun Khmer, une reconnaissance méritée de son dévouement et de son talent incontestable sur le ring.

On la croyait différente, avec des passe-temps singuliers. Mais en réalité, elle mène sa vie comme nous tous. Passionnée de musique, de plage, de dessins animés, de bonne cuisine et de précieux moments de sommeil, elle partage des intérêts communs avec bon nombre d’entre nous. Cependant, ce qui la distingue, c’est sa passion ardente pour les sports de combat. Cette personne, c’est Ranini Cundasawmy ! Initialement, le sport était simplement un moyen de rester en forme pour elle. Cependant, tout a changé en 2003 lorsqu’elle a rencontré son époux, Patrick Cundasawmy, et que sa véritable passion pour les sports de combat a été révélée.

«Grâce à Patrick, j’ai découvert le Muay Thai, la boxe française et le Kun Khmer. C’est il y a plusieurs années, alors qu’il se plongeait dans la recherche sur les arts martiaux sudasiatiques, que j’ai été introduite au Kun Khmer, la boxe cambodgienne», raconte-t-elle. «Notre fascination pour l’histoire de cet art martial antique, étroitement lié à l’ère de l’Empire d’Angkor, nous a conduits à explorer ses racines profondément enracinées dans l’histoire du Cambodge. Ainsi, j’ai développé une véritable appréciation pour le Kun Khmer, reconnaissant ses bienfaits tant physiques, mentaux que spirituels.»

Encouragée par son époux Patrick, un entraîneur hors pair et un véritable passionné de sport, Ranini a bravement surmonté sa peur des compétitions. Après sa première victoire en tournoi, elle s’est lancée dans les compétitions locales, gravissant les échelons pour devenir championne de Maurice pendant cinq années consécutives. «Inspirée, j’ai exprimé le désir de conquérir un titre mondial, et Patrick m’a soutenue avec enthousiasme», partage l’athlète. «Notre parcours a alors pris une toute nouvelle dimension, avec des entraînements encore plus intenses et la participation à des compétitions internationales.» Le Kun Khmer a particulièrement attiré son attention pour plusieurs raisons. «D’abord, son histoire ancienne et ses racines profondes dans le Cambodge ont captivé mon intérêt, éveillant ma curiosité et ma passion.»

Un moment qu’elle n’oubliera jamais est sa victoire tant attendue pour le titre de championne du monde de Kun Khmer. En 2018 et 2019, elle a atteint la finale pour le titre de championne du monde en Muay Thai, mais c’est en 2023 qu’elle a finalement remporté la ceinture mondiale, ajoutant ainsi à ses quatre titres de championne. Pour Ranini, équilibrer le professionnalisme et le plaisir est crucial. «Allier les deux maintient la motivation et la discipline requises lors des compétitions», affirme-t-elle. «Pour moi, cela signifie s’entraîner sérieusement tout en trouvant du plaisir et de la satisfaction dans ce que je fais, en croquant la vie à pleines dents.»

Pour cette jeune femme, plusieurs aspects revêtent une grande importance. Tout d’abord, il y a la satisfaction de voir ses efforts et son dévouement se concrétiser lorsqu’elle entre sur le ring, non pas avec du stress mais avec une immense joie. «Il y a tant de possibilités d’inspirer et d’influencer positivement les autres, de partager mon expérience et mes connaissances», affirme-t-elle. De plus, elle apprécie l’opportunité de découvrir de nouvelles cultures et de rencontrer des personnes extraordinaires grâce à sa pratique sportive.

En ce qui concerne ses projets dans le monde de la boxe cambodgienne et des sports de combat, elle en a plusieurs en tête. «Je souhaite introduire l’art ancestral du Kun Khmer aux Mauriciens, mettant ainsi en lumière la riche culture cambodgienne. De même, je désire partager la culture mauricienne avec les Cambodgiens, en leur faisant découvrir notre île à travers le prisme du Kun Khmer», exprime Ranini. «En favorisant les échanges culturels et sportifs entre nos deux pays, mon objectif est de renforcer les liens entre nos communautés et de promouvoir la diversité de nos traditions.»

Le petit appareil de cuisson électrique. Dans l’effervescence des compétitions, il devient son allié de choix pour concocter ses repas sur le pouce lors de ses déplacements.
La ceinture mondiale de Kun Khmer qu’elle a récemment remportée lors des championnats du monde de Kun Khmer au Cambodge, est une source de satisfaction et de fierté inégalée.
Son diplôme d’instructeur international par le MTIA, accrédité par le ministère de l’Éducation thaïlandaise, est un grand accomplissement pour la jeune femme.
Son fidèle haut-parleur portable ne la quitte jamais, de ses séances d’entraînement intenses jusqu’aux compétitions internationales prestigieuses. Avoir de la bonne musique est primordial pour elle lors des compétitions et des entraînements
Son doudou, ce petit nounours reçu en cadeau lors de sa victoire en Thaïlande, ne la quitte jamais. Il l’accompagne fidèlement, que ce soit sur les terrains de compétition locaux ou internationaux. Toujours présent à ses côtés, il lui offre réconfort et douceur pour de paisibles nuits de sommeil, où qu’elle soit dans le monde.
Le Mung Kul, ce bandeau sacré, est délicatement enroulé autour de la tête de l’athlète juste avant le combat. Il précède le Kun Kru, un rituel empreint de tradition et de danse, conçu pour aider le combattant à se concentrer pleinement avant d’entrer dans l’arène. Ces pratiques ancestrales jouent un rôle crucial dans les compétitions de Kun Khmer, permettant aux combattants de se connecter à leurs racines tout en se préparant mentalement pour l’affrontement à venir.
Ses gants de boxe sont d’une importance capitale, que ce soit sur le ring lors des compétitions ou pendant ses sessions d’entraînement. Ils représentent un équipement indispensable avec lequel elle se sent parfaitement à l’aise, jouant un rôle crucial dans son progrès et son perfectionnement à chaque séance.
Son incontournable bouteille thermos Swaff ne la quitte jamais, veillant fidèlement à maintenir sa boisson à la température parfaite, que ce soit pour se réhydrater pendant ses séances d’entraînement intenses ou lors de ses escapades en plein air